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Cursor n’est plus vraiment le GOAT

Cross-posted from Matthew Clancy’s post on LinkedIn (originally posted there on 2026-08-30). Republished with full attribution because the point lands.

Cursor, c’est plus vraiment le GOAT.

Et ce qui est assez ironique, c’est que ce n’est même pas forcément parce que Cursor est devenu moins bon, mais plutôt parce que tout l’écosystème autour est en train de devenir beaucoup plus instable.

Depuis le rachat de cursor par SpaceX, on a vu Grok progresser à une vitesse assez impressionnante, et je suis le premier ravi de voir enfin une vraie montée en puissance, parce qu’il y a encore peu de temps je ne l’aurais clairement pas mis dans mes premiers choix pour du dev.

Aujourd’hui, pour des petites tâches, du refacto simple, de la correction, du boilerplate ou des besoins pas trop complexes, Grok fait franchement le taf, au point où je le placerais à peu près dans la catégorie d’un GPT Terra : ce n’est toujours pas mon premier choix pour les gros sujets, mais ça devient largement suffisant pour énormément de choses.

Sur les tâches plus lourdes, je continue personnellement à préférer Sol ou Opus 5, mais l’écart est clairement moins important qu’avant.
Là où je commence surtout à avoir un problème, c’est sur la stabilité d’accès aux modèles.

OpenAI vient d’annoncer son intention d’arrêter de fournir directement ses modèles à Cursor, et dans le même temps on a vu revenir les limites de 5 heures sur Codex après leur suppression temporaire.
Bref, OpenAI commence un peu à nous faire du Claude… merci les moutons 😄

Forcément, ça rappelle ce qui s’était passé avec Anthropic et Windsurf au moment où OpenAI envisageait son rachat : un changement de relation commerciale, et derrière, un impact très concret sur les outils et donc sur les utilisateurs.

Depuis, Google a récupéré l’essentiel de l’équipe et de la technologie Windsurf, sans pour autant récupérer la marque elle-même mais leurs modelés sont a la traine.

Au final, c’est peut-être ça qui devient le plus frustrant aujourd’hui : ce n’est même plus uniquement de savoir quel modèle ou quel outil est le meilleur, mais de savoir si celui qu’on choisit aujourd’hui sera encore accessible dans les mêmes conditions dans trois ou six mois.

Et c’est là que je trouve la situation assez paradoxale, parce que ces derniers temps j’ai parfois eu moins de surprises avec certains modèles chinois comme MiniMax, Z.ai ou Moonshot.

Ils ne sont évidemment pas meilleurs partout, et je ne remplacerais pas encore OpenAI ou Anthropic sur toutes les tâches, mais leurs résultats sont devenus franchement intéressants et, dans mon usage quotidien, leur disponibilité et leur fonctionnement ont souvent été plus prévisibles.

Il y a quelque temps, la question était surtout :
“Quel est le meilleur modèle ?”

Aujourd’hui, j’ai de plus en plus tendance à me demander :
“Lequel va encore fonctionner normalement dans mon environnement dans quelques mois ?”

Et je trouve que ça résume assez bien l’état actuel du marché de l’IA : on progresse extrêmement vite sur la qualité des modèles, mais beaucoup moins sur la stabilité de tout l’écosystème autour.


— Originally by Matthew Clancy on LinkedIn. Republished on Stone’s blog with attribution.

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